Cristallisation Secrète
L’île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d’effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s’épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d’un oiseau s’est évanoui tout comme celui de l’émotion que provoquaient en elle la beauté d’une fleur, la délicatesse d’un parfum, la mort d’un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l’objet de rafles terrifiantes…Un magnifique roman, angoissant, kafkaïen. Une subtile métaphore des régimes totalitaires, à travers laquelle Yoko Ogawa explore les ravages de la peur et ceux de l’insidieux phénomène d’effacement des images, des souvenirs, qui peut conduire à accepter le pire.

Cristallisation Secrète Details

TitleCristallisation Secrète
Author
LanguageFrench
ReleaseOct 31st, 2009
PublisherActes Sud
ISBN-139782742788293
Rating
GenreFiction, Cultural, Japan, Asian Literature, Japanese Literature, Science Fiction

Cristallisation Secrète Review

  • Silvia Feliceconunlibro
    January 1, 1970
    Ci sono libri che non sono fatti per essere letti tutti d'un fiato, libri che si prendono il loro tempo e decidono di scorrere lentamente, levigando e plasmando i pensieri del lettore per adattarli alla narrazione. L'isola dei senza memoria è uno di questi.Non aspettatevi una storia incalzante, una narrazione veloce e ricca di colpi di scena, perché non è affatto così. Si percepisce l'atmosfera di immobilità che permea l'isola, l'impossibilità di migliaia di abitanti di scappare e sottrarsi al l Ci sono libri che non sono fatti per essere letti tutti d'un fiato, libri che si prendono il loro tempo e decidono di scorrere lentamente, levigando e plasmando i pensieri del lettore per adattarli alla narrazione. L'isola dei senza memoria è uno di questi.Non aspettatevi una storia incalzante, una narrazione veloce e ricca di colpi di scena, perché non è affatto così. Si percepisce l'atmosfera di immobilità che permea l'isola, l'impossibilità di migliaia di abitanti di scappare e sottrarsi al loro destino, l'ineluttabilità di un fenomeno incontrollabile e inarrestabile, che fa della perdita un evento comune, a cui abituarsi e adeguarsi.Tutte queste sensazioni sono amplificate dalla particolare scrittura dell'autrice. Il suo modo di raccontare, il linguaggio che usa, rendono tutta la storia simile a una favola.È possibile che un'umanità privata sempre più del ricordo sopravviva? Il cuore di una persona che dimentica rimane lo stesso o si deteriora pian piano?Se tutti i ricordi e le sensazioni del passato pian piano scompaiono, come possiamo ricordarci chi siamo stati? C'è però uno strumento che può salvare i ricordi, che può conservare la memoria al posto delle persone..Continua sul blog: http://feliceconunlibro.blogspot.com/...
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  • Genève
    January 1, 1970
    Avec une écriture douce et sensible, Yoko Ogawa nous présente un univers onirique et oppressant où se déroule une intrigue à la fois touchante et révoltante. Ce roman extraordinaire, d'une grande beauté, ne peut qu'émouvoir le lecteur en proposant une intéressante réflexion sur la mémoire et l'identité. Un incontournable!
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  • Francesca
    January 1, 1970
    3.5/5
  • Chasc
    January 1, 1970
    La fin m'a déçue, elle m'a parue lourde et redondante. L'auteur nous décrit un monde totalitaire, ce qui me renvoyait à ma lecture de 1984 (la novlangue, le rétrécissement du champ mental des sujets totalitaires) mais aussi et surtout de Matin Brun : comment les personnages acceptent-ils l'inacceptable sans se rebeller ou sans même penser à le faire ? Mais c'est bien sûr la capacité de rebellion qui est court-circuitée par ce type de régime.La disparition, qui prend une tournure de plus en plus La fin m'a déçue, elle m'a parue lourde et redondante. L'auteur nous décrit un monde totalitaire, ce qui me renvoyait à ma lecture de 1984 (la novlangue, le rétrécissement du champ mental des sujets totalitaires) mais aussi et surtout de Matin Brun : comment les personnages acceptent-ils l'inacceptable sans se rebeller ou sans même penser à le faire ? Mais c'est bien sûr la capacité de rebellion qui est court-circuitée par ce type de régime.La disparition, qui prend une tournure de plus en plus inquiétante (les émeraudes, bon... mais les graines ?) et totale ne m'a pas parue tout à fait bien menée. Je ne sais pas quoi faire du roman dans le roman. L'histoire ne m'a pas convaincue, elle ne tient à mon sens ni en elle-même ni en tant que reflet du récit principal. L'anéantissement de la conscience du sujet. Je me demande pourquoi j'ai mis 3 *** à ce livre, à écrire cette critique. La fin m'a prise de court, jusque là, peut-être que je pensais à une issue possible.
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  • Rita
    January 1, 1970
    LA CONDANNA DELL'OBLIOUn romanzo lento, lentissimo, il cui finale mi ha reso così malinconica da costringermi a rimuginarci su per giorni. Però. Però mi è dispiaciuto abbandonare quei personaggi che avrei tanto voluto conoscer meglio, di fronte alle cui devastanti perdite non ho potuto fare a meno di condolermi. E forse, in fondo in fondo, quella nota di tristezza che chiude la vicenda il suo senso c'è l'ha, schiudendo ai nostri occhi la dura verità dell'oblio a cui tutti siamo condannati. Tutti LA CONDANNA DELL'OBLIOUn romanzo lento, lentissimo, il cui finale mi ha reso così malinconica da costringermi a rimuginarci su per giorni. Però. Però mi è dispiaciuto abbandonare quei personaggi che avrei tanto voluto conoscer meglio, di fronte alle cui devastanti perdite non ho potuto fare a meno di condolermi. E forse, in fondo in fondo, quella nota di tristezza che chiude la vicenda il suo senso c'è l'ha, schiudendo ai nostri occhi la dura verità dell'oblio a cui tutti siamo condannati. Tutti, ma non tutto. Perché sarà la nostra arte a far sì che le nostre tracce non vengano cancellate definitivamente."Ma come faresti ad abbracciare un corpo scomparso?"
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  • Nathaël Molaison
    January 1, 1970
    D'une magnifique lenteur. L'auteure aborde la gravité de son sujet avec une poésie simple et épurée. C'est, à mon sens, une belle leçon sur l'art d'écrire, et surtout sur l'art de pousser une idée jusqu'au bout. Yôko Ogawa raconte la disparition non seulement des choses, mais de l'âme des choses, et sa narratrice en fait magnifiquement état.
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  • V-Hayden Lachance
    January 1, 1970
    (view spoiler)[ Réflexion: pour moi, les calendriers représentaient le futur, les romans, le passé et le corps humain, le présent.Lorsque les calendriers ont disparus, et donc le futur, le besoin d'apprendre de ses erreurs, du passé, est devenu inutile. Et sans futur ni passé, le présent devient vide de sens. #MonGrainDeSel (hide spoiler)]
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  • Anik Dumont-bissonnette
    January 1, 1970
    Un livre incroyable qui m'a beaucoup fait penser à 1984... Comment se battre contre l'amnésie collective dans un pays totalitaire où il est impossible de se souvenir?
  • Coralie Bru
    January 1, 1970
    Quelle lecture enthousiasmante et cruellement en phase avec notre époque ! Je ne veux pas trop en dire ici car nous en parlerons dans notre prochain podcast des Bibliomaniacs en ligne ce week-end , mais Yôko Ogawa réussit pour moi dans ce roman plusieurs tours de force, dont celui, si rare, de mener tout au bout une idée d'une audace folle. Et si tout disparaissait ? Et s'il était légalement et autoritairement obligatoire de s'en satisfaire ? Et si c'était même presque facile, presque naturel, d Quelle lecture enthousiasmante et cruellement en phase avec notre époque ! Je ne veux pas trop en dire ici car nous en parlerons dans notre prochain podcast des Bibliomaniacs en ligne ce week-end , mais Yôko Ogawa réussit pour moi dans ce roman plusieurs tours de force, dont celui, si rare, de mener tout au bout une idée d'une audace folle. Et si tout disparaissait ? Et s'il était légalement et autoritairement obligatoire de s'en satisfaire ? Et si c'était même presque facile, presque naturel, de s'adapter à tout, au-delà de la mélancolie sourde que suscite chaque disparition ? Les oiseaux, les boîtes à musique, une saison...? un cauchemar au ralenti, une goutte après l'autre, dont nous sommes les témoins curieux qui suivons le cœur battant une narratrice pas héroïque pour un sou, qui fascine plus qu'elle n'impressionne. Une claque de plume, une angoisse de plomb, servis par un style poétique et haletant. Un grand roman, une découverte majeure pour moi qui n'avais lu que ses nouvelles.
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  • Diane Payne
    January 1, 1970
    I was quite intrigued with this novel in the beginning, mainly because the writing is soon perfect, and I loved our three main characters and their hiding out in the home, more or less, the last three people in their world. Yet, I thought more would happen to reveal why the Memory Police wanted the memories gone, the objects gone, the body parts gone, until the humans were just voices And I wondered why there wasn't more resistant to stop the Memory Police, and the novel just ends with everythin I was quite intrigued with this novel in the beginning, mainly because the writing is soon perfect, and I loved our three main characters and their hiding out in the home, more or less, the last three people in their world. Yet, I thought more would happen to reveal why the Memory Police wanted the memories gone, the objects gone, the body parts gone, until the humans were just voices And I wondered why there wasn't more resistant to stop the Memory Police, and the novel just ends with everything gone.
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  • Mary
    January 1, 1970
    In una sperduta isola giapponese una giovane donna si rende conto che tutte le cose scompaiono. Sua madre (ormai scomparsa) ha conservato però tutti gli oggetti. Su quest’ isola tutto si perde: non solo la memoria ma anche parti del corpo , oggetti, sensazioni, emozioni ricordi. Molto bella la prosa, la trama troppo complessa. Romanzo inquietante e poco scorrevole. Non mi ha coinvolto per niente. Mi aspettavo di più, forse il titolo mi ha ingannata portandomi a pensare una certa somiglianza con In una sperduta isola giapponese una giovane donna si rende conto che tutte le cose scompaiono. Sua madre (ormai scomparsa) ha conservato però tutti gli oggetti. Su quest’ isola tutto si perde: non solo la memoria ma anche parti del corpo , oggetti, sensazioni, emozioni ricordi. Molto bella la prosa, la trama troppo complessa. Romanzo inquietante e poco scorrevole. Non mi ha coinvolto per niente. Mi aspettavo di più, forse il titolo mi ha ingannata portandomi a pensare una certa somiglianza con il libro “Cecità di José Saramago” ma siamo molto lontani da tutto ciò. Deludente
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  • Julien
    January 1, 1970
    In a world with objects disappearing the book grapples with memory and identity, does something exist if its memory is lost?The theme is treated in a soft poetic and surreal manner, there is no explanation, no adventure and the characters are contemplative. Even the act of resistance to preserve memories is non belligérant.All in all it is an interesting book but I must admit i was not hooked. It is worth reading though
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  • Francesca
    January 1, 1970
    Plutôt 3 et demiUn histoire qui fait penser à des romans comme 1984 mais avec une écriture très douce, lente et délicate.Le sujet est la mémoire et la réflexion sur la disparition des souvenirs... Il n'y a pas de rébellion que de l'acceptation dans ce univers à part décrit avec des legers coups de pinceau.
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  • Laura M. P.
    January 1, 1970
    La douceur d'un cauchemar, la poésie de l'incompréhensible. Pure beauté.
  • Antonella
    January 1, 1970
    la realtà come trasposizione della narrazione sul piano del reale e l'irreale.
  • petit
    January 1, 1970
    (3,5)
  • Fuule
    January 1, 1970
    Sur une île, les objets disparaissent petit à petit... Une métaphore poétique qui invite à la réflexion sur la liberté, le totalitarisme, le pouvoir de la littérature et la mémoire. Magnifique.
  • Gavin
    January 1, 1970
    This novel was boring and depressing. It is set on an island where things disappear from existence one by one. When something disappears, like photographs or music boxes, the residents destroy them all and forget entirely about their existence. Those who keep their items or who are able to remember them are taken away by a secret police. The story is set up as if it would develop into some form of conflict between the protagonists and the secret police, but it turns out the secret police are not This novel was boring and depressing. It is set on an island where things disappear from existence one by one. When something disappears, like photographs or music boxes, the residents destroy them all and forget entirely about their existence. Those who keep their items or who are able to remember them are taken away by a secret police. The story is set up as if it would develop into some form of conflict between the protagonists and the secret police, but it turns out the secret police are not important to the story and all but disappear in the second half. Instead, we get long stretches of nothing but descriptions of things disappearing and people adapting, interspersed with passages from the novel the protagonist is writing, which is just a variation on the main story. The author clearly intended the story to be a metaphor for something, but it was so dull and brooding that it was a chore just to get through, let alone spend additional time analyzing. Not recommended.
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  • Pierre Gabriel Dumoulin
    January 1, 1970
    J'ai trouvé chez Ogawa cette caractéristique qui me fait apprécier la littérature nippone : une sorte de calme, de lenteur. Un effacement de la description sous quelques coups de pinceaux finement posés qui donnent la juste profondeur au récit.Lecture calme et paisible, donc. Une sorte de vague que l'on suit tranquillement, au rythme des disparitions qui marquent l'île sans nom où l'histoire se déroule. Une belle poésie, où mémoire et identité tentent mutuellement de survivre aux aléas de la vie J'ai trouvé chez Ogawa cette caractéristique qui me fait apprécier la littérature nippone : une sorte de calme, de lenteur. Un effacement de la description sous quelques coups de pinceaux finement posés qui donnent la juste profondeur au récit.Lecture calme et paisible, donc. Une sorte de vague que l'on suit tranquillement, au rythme des disparitions qui marquent l'île sans nom où l'histoire se déroule. Une belle poésie, où mémoire et identité tentent mutuellement de survivre aux aléas de la vie. Sans compter l'autorité omniprésente - les traqueurs de souvenirs - qui hante les rêves de chacun et trouble la quiétude, comme quoi les souvenirs qui façonnent l'identité ne sont qu'usurpateurs voués à disparaître, tôt au tard. De belles thématiques, une histoire peut-être un peu anodine mais qui laisse place, après lecture, à la réflexion et la contemplation.
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  • Véronique
    January 1, 1970
    Doux et doucement kafkaïen... Toujours la question de la mémoire chez Ogawa...
  • Michele Oliosi
    January 1, 1970
    The novel left me with an unexpected and deep appreciation of the chance of being alive and a lot of love for the small things in life :)Very appreciated !
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