Civilizations
Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.1531 : les Incas envahissent l’Europe.À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ?Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ?L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques.Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés.De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

Civilizations Details

TitleCivilizations
Author
LanguageFrench
ReleaseJan 1st, 1970
Rating
GenreCultural, France, History, European Literature, French Literature

Civilizations Review

  • Hiroto
    January 1, 1970
    Gros gros plaisir que ce dernier roman de Laurent Binet (auteur déjà de l'excellent HHhH).L'auteur imagine un monde inversé, où la conquête de l'Amérique par les Blancs n'a pas eu lieu et où les Incas ont débarqués en Europe ! La faute aux Vikings d'ailleurs, mais il faut le lire pour comprendre à quel point tout tient la route.Le ton est intelligent, drôle, parfois un brin ironique, ça se lit d'abord comme on lirait une saga islandaise, puis comme une chronique d'un observateur contemporain, to Gros gros plaisir que ce dernier roman de Laurent Binet (auteur déjà de l'excellent HHhH).L'auteur imagine un monde inversé, où la conquête de l'Amérique par les Blancs n'a pas eu lieu et où les Incas ont débarqués en Europe ! La faute aux Vikings d'ailleurs, mais il faut le lire pour comprendre à quel point tout tient la route.Le ton est intelligent, drôle, parfois un brin ironique, ça se lit d'abord comme on lirait une saga islandaise, puis comme une chronique d'un observateur contemporain, toujours avec beaucoup de plaisir. Il est fascinant de constater à quel point l'Histoire ne tient vraiment qu'à peu de choses. On sent bien (une fois encore) le travail de recherche en amont de Laurent Binet, notamment sur les modes de vie Inca et le contexte géopolitique de l'Europe du XVIème. La créativité de l'auteur fait le reste, l'uchronie est crédible de bout en bout, et j'aurais continué à lire avec plaisir si l'auteur avait étendu son histoire sur les siècles suivants. Il aurait été intéressant de voir l'évolution du continent africain. (D'ailleurs, il me semblait que le fait que les Égyptiens auraient été les premiers à débarquer en Amérique du Sud faisait consensus.)Alors certes, je ne suis pas historienne. J'ai même une culture générale assez faible. Je ne sais donc pas si ce livre plaira à ceux qui s'y connaissent mieux que moi (notamment sur la culture Inca, et si les réformes que l'Empereur met en place en Europe sont crédibles). N'empêche, je me suis régalée.En partenariat avec #NetGalley
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  • Meike
    January 1, 1970
    Mais oui, I've got an ARC of Laurent Binet's new novel - merci beaucoup, Grasset!!!
  • Zéro Janvier
    January 1, 1970
    Civilizations – avec un z, vous avez bien lu et ce n’est pas une faute de frappe – est le nouveau roman de Laurent Binet, déjà auteur de l’excellent roman HHhH qui m’avait beaucoup plu il y a quelques années. Ce roman paraîtra le 14 août prochain mais j’ai eu la chance de le lire en avant-première grâce à la maison d’édition Grasset et à la plateforme de service de presse NetGalley.fr.Je dois dire que lorsque j’avais lu le résumé du roman, j’avais hâte de pouvoir le lire, il semblait avoir tout Civilizations – avec un z, vous avez bien lu et ce n’est pas une faute de frappe – est le nouveau roman de Laurent Binet, déjà auteur de l’excellent roman HHhH qui m’avait beaucoup plu il y a quelques années. Ce roman paraîtra le 14 août prochain mais j’ai eu la chance de le lire en avant-première grâce à la maison d’édition Grasset et à la plateforme de service de presse NetGalley.fr.Je dois dire que lorsque j’avais lu le résumé du roman, j’avais hâte de pouvoir le lire, il semblait avoir tout pour me plaire : Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.1531 : les Incas envahissent l’Europe.À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ? Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ?L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques.Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés.De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité. Laurent Binet nous propose une uchronie que je trouve originale, même si je me doute que cette possibilité a déjà été explorée dans d’autres textes de fiction : pendant la Renaissance, ce n’est pas Christophe Colomb qui découvre l’Amérique mais au contraire la civilisation inca qui traverse l’océan et “découvre” l’Europe.Le roman est décomposé en quatre parties :Dans la première, Laurent Binet expose le point de divergence de cette histoire alternative. Il se situe vers l’an 1000, quand une expédition viking débarque dans les Caraïbes où elle finit par s’installer et se mêler aux tribus indigènes sur plusieurs générations, leur apportant ainsi trois éléments essentiels pour la suite : des chevaux, du fer, et des anticorps pour résister aux maladies venues du Vieux Monde. Même s’il m’a semblé un peu confus par moment, j’ai bien aimé cette introduction.La deuxième partie se déroule en 1492 : Christophe Colomb débarque à son tour dans les Caraïbes mais rien ne se passe comme dans l’Histoire telle que nous la connaissons : les indigènes, qui maîtrisent les chevaux et le fer – et donc l’armement qui va avec – prennent le dessus sur les troupes européennes, résistent aux maladies venues d’Europe, et Christophe Colomb ne rentrera jamais en Europe. Cette deuxième partie m’a bien plu, on commence à sentir clairement les différences avec l’Histoire réelle et c’est captivant.Quelques décennies se passent avant que débute la troisième partie, qui est de loin la plus longue, puisqu’elle représente une bonne moitié du roman. C’est aussi celle qui m’a le plus plu. Il s’agit de la chronique de la conquête de l’Europe par Atahualpa, l’empereur Inca qui fuit une guerre civile avec son frère sur le continent sud-américain. L’Inca et ses maigres troupes débarquent à Lisbonne au lendemain du tremblement de terre et se retrouvent très vite en situation périlleuse. La suite est passionnante, avec rebondissements, intrigues politiques et récits de batailles épiques. La confrontation entre la civilisation Inca et les monarchies européennes est captivante et parfois drôle, comme lorsque les incas parlent à de nombreuses reprises de la religion du “dieu cloué” pour parler du christianisme.La quatrième et dernière partie se déroule après la mort d’Atahualpa et relate les aventures de Cervantes dans une Europe conquise par les civilisations sud-américaines. C’est clairement la partie qui m’a le moins intéressé, je n’ai pas réussi à me passionner pour les mésaventures de Cervantes et de son compagnon d’infortune. J’ai trouvé que cela gâchait un peu la fin d’un roman tellement réussi jusque là.Malgré cet épilogue décevant, j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman inventif et bien écrit, qui captive dès le début grâce à une idée géniale. C’est vraiment une excellente uchronie, que je conseille à tous les amateurs du genre et plus généralement à tous les amoureux d’Histoire.
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  • Marie-Christine Wattiez
    January 1, 1970
    Laurent Binet nous livre un roman atypique que je ne sais trop classer .Il y a trois chapitres , le premier sur la fille du pirate Erik le Rouge , le deuxième le plus long sur l’arrivée des Incas en Europe en pleine guerre de religion et enfin le dernier sur les aventures de Cervantes .Je n’avais aucune idée sur le sujet et très vite je me suis dit tiens il y a quelque chose qui ne colle pas dans l’histoire et pour cause , L Binet imagine que les descendants d’Erik le Rouge se dirigent vers le Laurent Binet nous livre un roman atypique que je ne sais trop classer .Il y a trois chapitres , le premier sur la fille du pirate Erik le Rouge , le deuxième le plus long sur l’arrivée des Incas en Europe en pleine guerre de religion et enfin le dernier sur les aventures de Cervantes .Je n’avais aucune idée sur le sujet et très vite je me suis dit ´ tiens il y a quelque chose qui ne colle pas dans l’histoire ´ et pour cause , L Binet imagine que les descendants d’Erik le Rouge se dirigent vers le Sud , que les Incas envahissent l’Europe et que Cervantes est prisonnier des Incas .En Europe , les monastères sont remplacés par des temples du soleil , une grande liberté d’expression est autorisée , les hommes ne doivent plus obéir aveuglement aux lois divines et à ses représentants sur terre .Là où arrivent les Conquistadors ( Incas ) , les peuples autochtones meurent de façon massive .Thomas More va être exécuté parce qu’il ne veut pas reconnaitre le Dieu Soleil , Charles Quint et Luther sont les victimes collatérales de cette conquête .Roman très original qui revisite l’Histoire , et si tout avait été différent , si la paix avait pris le pas sur la guerre que les hommes n’ont pas cessé de se livrer .Un livre qui pose les bonnes questions , qui dérange un peu , qui fascine .Une lecture intéressante que je recommande.Merci à NetGalley et aux Éditions Grasset .
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  • Jc
    January 1, 1970
    Dans un premier temps Christophe Colomb et son équipage sont anéantis par les Incas. Puis ces derniers débarquent au Portugal et conquièrent le monde occidental. Cela aurait pu être très bon mais c’est un récit froid et trop long. Binet a clairement fait beaucoup de recherche mais il n’a pas su la distiller et nous offrir une histoire qui nous transporte. Au final c’est un exercice de style, en quatre parties dont certaines n’ont pas lieu d’être et qui lasse tres vite le lecteur.
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  • Isabo
    January 1, 1970
    Un texte original, une façon étrange de revisiter l’histoire, mais parie gagné pour Laurent Binet ! Imaginez les Vikings débarquer aux Caraïbes, Christophe Colomb battu par des indigènes, Atahualpa conquérant l’Europe et sans oublier Cervantes amoureux de la femme de Montaigne…Amateurs d’histoire, laissez-vous emporter par cette uchronie très réussie !
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  • Muffinsandbooks
    January 1, 1970
    Je ne pensais pas accrocher autant ! Original, bien pensé, addictif, j’ai adoré ! Attention toutefois, le style d’écriture est très factuel, on est loin d’un roman historique ! Ça peut surprendre.
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